Biographie

Issue d’une grande famille de musiciens, ses parents Laurent et Isabelle officient en tant que professeurs de musique à l’Académie Prince Rainier III à Monaco, Émilie Alonso ne se prédestine pas à une carrière dans le golf. L’avenir semble même tout tracé pour celle qui interprète à seulement 10 ans les concertos pour piano et orchestre de Bach.

Si l’Azuréenne s’essaye au tennis pendant sa jeunesse, c’est pourtant vers une toute autre discipline qu’elle va tendre au détour d’un concert donné par ses parents au Royal Hôtel d’Évian en 2004. Initié à la pratique du golf par un ami de la famille, Émilie se prend immédiatement d’affection pour un sport dont elle ignore encore les subtilités. La vie de la natif de Nice vient de basculer.

Après s’être essayée avec succès à un parcours de 18 trous l’année suivante, Émilie convainc ses parents de l’inscrire dans une école de golf. L’élève de Stéphane Damiano signe une progression fulgurante, passant d’un index de 53,5 à 3,5 en seulement un an. Sa détermination et son talent naturel lui permettent notamment de remporter deux championnats de France en catégorie Benjamins ainsi que le Trophée des Jeunes.

Repérée par la Fédération Française de Golf, elle rejoint à 12 ans l’Équipe de France Girls, devenant ainsi la plus jeune joueuse de l’histoire à intégrer le ranking français. La folle ascension du phénomène Alonso n’en est alors qu’à ses prémices. Les titres s’enchaînent les uns après les autres et Émilie parvient même à passer le cut sur un tournoi du Ladies European Tour deux ans plus tard, un exploit qu’aucune autre joueuse n’avait réussi avant elle.

Sa victoire lors du Doral Publix Junior Golf Classic et sa 3ème place aux Jeux Méditerranéens lui valent même une participation à la Junior Solheim Cup de Knightsbrook à 18 ans. Ses bons résultats la propulsent en 2011 sous les ordres de Mélissa McNamara, l’entraîneur de la prestigieuse université d’Arizona State. Emilie quitte le cocon familial de Roquefort-les-Pins pour les États-Unis où elle suit, parallèlement à ses entraînements, des études de communication spécialité coaching sportif.

Si tout ne se passe pas comme prévu de l’autre côté de l’Atlantique, la licencié du club de Valescure ressort néanmoins grandie de son exode américain. Plus mûre et plus autonome, la jeune femme valide son cursus universitaire, obtenant à 22 ans son Bachelor en communication. Qualifiée pour les phases finales du LET en Colombie l’an dernier, Émilie s’invite parmi les finalistes à Marrakech avant de passer pro à son retour en France au début de l’année 2016.

Emilie repart cette saison à l’assaut des greens européens avec toujours la même ambition chevillée au corps : celle de devenir un jour la meilleure joueuse du monde.